Les journalistes déclarent que plus de développement des capacités est nécessaire pour améliorer les reportages sur l’agriculture

Les journalistes agricoles qui ont été formés dans le cadre d’un projet de formation agricole de 18 mois par le Réseau des communicateurs agricoles (NAC) de la Gambie et les Journalistes alimentaires et agricoles danois (DFAJ) ont déclaré que plus de développement des capacités est nécessaire pour les aider à améliorer la couverture médiatique agricole dans leur pays.

Le projet a formé, entre novembre 2015 à mai 2017, 24 journalistes agricoles en provenance de dix stations de radio communautaire et de trois stations de radio commerciales du pays, dans le but de les habiliter, eux ainsi que les agriculteurs, à l’aide d’un meilleur journalisme agricole.

Bakary Manneh alias Big Sam, directeur adjoint de la radio communautaire de Brikama, a déclaré que la formation de 18 mois a beaucoup amélioré leur station de radio, car elle leur permet de maintenir une cohérence dans leurs programmes agricoles. « Cela a même encouragé notre journaliste agricole à animer l’émission deux fois par semaine. Cela lui a également permis de s’initier aux techniques de reportage agricole, à la rédaction et à la collecte d’informations. »

Il a déclaré que leur station radio n’a été en mesure de maintenir la cohérence de leur programme agricole qu’après avoir reçu la formation du NAC, et qu’elle maintient actuellement un programme constant qui reçoit les éloges des agriculteurs et de la communauté.

Le Réseau des communicateurs agricoles (NAC) de la Gambie a été créé en 2009 sous le nom de « La voix agricole ». Au début de l’année 2012, l’appellation a été changée en « Réseau des communicateurs agricoles » (NAC) de la Gambie. Il s’agissait d’offrir aux journalistes non pratiquants, tels que les communicateurs, la possibilité de devenir membres.

L’agriculture est le secteur le plus important de l’économie gambienne et l’un des domaines prioritaires du développement, en particulier avec la hausse des prix des produits alimentaires de base et du pétrole. Tous les produits agricoles importés au territoire national sont exonérés d’impôts.

D’une manière générale, l’agriculture gambienne a été caractérisée par une production vivrière de subsistance, comprenant des céréales (mil précoce, mil tardif, maïs, sorgho, riz) et une production semi-intensive de cultures commerciales (cacahuète, coton, sésame et horticulture). Les agriculteurs pratiquent généralement l’agriculture mixte, bien que les cultures végétales représentent la plus grande partie de la production.

Le secteur agricole se caractérise par une faible diversification, principalement une agriculture substantielle pluviale avec un ratio d’autosuffisance alimentaire d’environ 50 %. Le sous-secteur des cultures végétales génère environ 40 % des recettes en devises et fournit environ 75 % du revenu total des ménages. En outre, ce sous-secteur emploie 70 % de la population active et compte pour 33 % du PIB du pays.

Modou Touray, présentateur agricole à la radio communautaire de Brikama, qui était le meilleur étudiant du projet de 18 mois, a déclaré que la formation lui a permis de produire son propre magazine et ses propres documentaires. « Cela m’a également permis d’accroître mon bagage de connaissance avec des programmes de recherche, l’art de l’introduction et aussi la façon d’orienter la production. »

Il a déclaré qu’il aurait été souhaitable que la formation mette à leur disposition d’autres équipements nécessaires à celle-ci. Il a expliqué que même si les ordinateurs et les enregistreurs étaient fournis par le NAC, il était également important de mettre à disposition des participants des équipements primordiaux pour d’autres domaines, comme des appareils-photo numériques et des caméras vidéo, vu la présence de journalistes formés dans la production vidéo.

M. Touray a lancé un appel au NAC et à ses partenaires pour qu’ils continuent à renforcer leurs capacités de reportage agricole, ce qui, a-t-il déclaré, permettra aux agriculteurs de mieux comprendre le développement et les tendances modernes du secteur agricole, et par la suite, améliorer leur production alimentaire.

Auteur : Seedy Darboe